GRANDE FÊTE DES ARTISTES / INTERMITTENT/ES SUISSES

mai 14th, 2011

au Théâtre de Vidy, le lundi 30 mai dès 19h

(merci d’annoncer votre présence pour faciliter l’organisation)

Intermittent(e)s, membres d’associations, militant(e)s, élu(e), journalistes, responsables politiques, professionnel(le)s de la culture, artistes & spectateurs(trices) sont toutes et tous cordialement invité(e)s !

Il y aura à boire, à danser, à discuter & quelques (très brefs) discours.

* * * * * * * * * * *

PREMIER PAS DECISIF POUR LES INTERMITTENTS : LE DOUBLEMENT DES 60 PREMIERS JOURS A UN EFFET RETROACTIF

mai 13th, 2011

Dans le long combat pour la reconnaissance des professions de la scène et de l’écran, le Comité 12a a enfin vu confirmé un premier résultat capital.

Pour rappel, le durcissement de la Loi sur l’assurance-chômage (LACI) exige désormais 18 mois de travail sur 24 pour avoir droit à une indemnisation complète : un seuil inatteignable pour la majorité des artistes intermittents. À l’instigation des milieux artistiques, réunis au sein du Comité 12a, le Conseil fédéral avait donc décidé, le 11 mars dernier, que les 60 premiers jours de leurs contrats (et non plus 30) compteraient double (art. 12a OACI) dans le calcul.

Mais cette mesure a vite été rendue inefficace, l’administration fédérale ayant décidé de ne l’appliquer qu’aux futurs délais-cadre, alors que les indemnités seraient revues aussitôt à la baisse, pour tous les travailleurs n’ayant pas atteint 18 mois avant l’ouverture de leur délai-cadre actuel. Dès le 1er avril, des artistes reconnus, les uns après les autres, sont devenus chômeurs en fin de droit.

Aujourd’hui, dans une directive aux caisses de chômage (cliquer ici pour la lire), le Secrétariat à l’Economie (SECO) affirme clairement que cette nouvelle règle est applicable immédiatement, même dans le calcul rétroactif du droit actuel aux indemnités, et que les caisses restitueront les indemnités manquantes aux assurés qui auraient atteint 18 mois cotisés avec le doublement.

Vous trouverez sous « revue de presse fraîche » dans le menu de droite plusieurs articles, interviews et reportages TV/radio parus hier et aujourd’hui.

C’est une immense victoire pour les artistes suisses, et pour tous ceux qui jugeaient impossible de dépasser les clivages d’une profession trop souvent enfermée dans l’individualisme et les querelles de clocher. L’ensemble des organisations culturelles du pays s’est en effet rassemblé derrière le combat du Comité 12a, pour porter la question jusqu’aux plus hautes instances politiques.

UN GRAND MERCI A CELLES ET CEUX QUI ONT PRIS PART A CE TRAVAIL.

Les stands de recensement et la collecte de pétitions (qui a atteint 2000 signatures entre Genève et Lausanne en un mois) sont donc suspendus jusqu’à nouvel avis, leur premier but étant de pallier les dommages d’une application différée de l’art. 12a OACI.

Ce succès encourageant ne doit cependant pas occulter que les artistes de ce pays continuent de vivre dans la précarité et au-dessous du niveau de vie moyen. Et que les structures permettant une pratique durable et socialement sûre de leurs métiers restent à construire.

Le Comité 12a s’étant initialement engagé pour le doublement des 90 premiers jours de contrat, de nombreux intermittents savent que leurs indemnités seront malgré tout baissées, et qu’ils s’éloigneront peu à peu du domaine artistique. Les jeunes artistes issus des Hautes Ecoles se retrouvent régulièrement à travailler dans les bistrots, devenus chômeurs à peine diplômés, avec des droits très réduits. Enfin, l’alternance de saisons pleines et creuses au gré d’engagements ponctuels rend impossible toute régularité dans les périodes cotisées.

Il est donc essentiel que les organisations culturelles et les instances politiques qui doivent les soutenir, Villes et Cantons en particulier, continuent de travailler ensemble pour renforcer l’emploi et la protection sociale des acteurs culturels.

L’action continue, à Berne et en région !

avril 8th, 2011

ATTENTION LE STAND INTERMITTENTS A PLAINPALAIS EST DEPLACE FACE A LA RUE DE L’ECOLE DE MEDECINE. MAIS ON Y EST !

L’actualité en résumé

Avec le doublement des 60 premiers jours de contrat, obtenu de haute lutte en mars, la moitié du chemin semblait parcouru pour les intermittents, afin d’assurer leur survie sous le régime de la nouvelle Loi sur le chômage.

Même pas : l’administration fédérale a demandé de ne pas appliquer la règle, au calcul des indemnités revues rétroactivement à la baisse. Une démarche reconnue comme anticonstitutionnelle par un avis de droit obtenu par la Ville de Genève pour le Comité 12a. Voir notre revue de presse mise à jour (menu de droite).

Il s’agit donc d’une part de faire recours pour que ce premier acquis fédéral ne soit pas injustement rendu inefficace ; d’autre part de poursuivre l’action au niveau des cantons, pour que les autorités cantonales en charge de la protection sociale des citoyens (et donc des intermittents…) évitent aux nombreux intermittents auxquels la mesure obtenue ne suffira pas, de perdre des mois d’indemnités indispensables à la poursuite de leurs carrières.

Dans ce but, le Comité 12a lance une pétition destinée aux Conseils d’Etat des différents cantons (romands pour l’instant), accompagnée d’un TRACT, destiné à informer la population de ce problème majeur qu’elle n’associe souvent pas à une conception généralement plus riante du monde lumineux des arts…

Imprimez et faites signer cette Pétition !

D’autre part, Amis intermittent/es, afin de donner du poids à notre démarche auprès des autorités cantonales, et de mesurer plus précisément l’ampleur du danger (et des premiers dégâts…), AGISSEZ à votre tour pour défendre vos droits, par une démarche toute simple et rassembleuse pour notre profession, que nous vous proposons de suivre dès à présent en cliquant sur ce lien: AppelIntermittentsRecensement2.

Victoire politique pour les intermittents !

mars 11th, 2011


Au terme de trois mois d’intense mobilisation, le Comité 12a a été entendu par le Conseil fédéral.

L’indexation de l’article 12a de l’Ordonnance sur l’assurance-chômage ne figurait initialement pas à l’ordre du jour de la consultation lancée par le SECO. Les autorités fédérales ont cependant accepté de doubler les 60 premiers jours de contrat des intermittents du spectacle et de l’audiovisuel (contre 30 auparavant), pour un calcul équitable de leur durée d’indemnisation.

Cette décision, attendue par tous les professionnels du cinéma, du théâtre et de la danse, sauve une grande partie des intermittents d’un vaste naufrage économique et social.

Une partie importante du chemin a été effectuée grâce à l’engagement d’élus représentant tout l’éventail politique, et surtout grâce à la détermination de l’ensemble des organisations culturelles, professionnelles et syndicales du pays, réunies au sein du Comité 12a.

Malheureusement, cette mesure ne suffira pas à conserver à tous les intermittents une couverture chômage complète. C’est donc désormais aux autorités cantonales et régionales de prendre le relai, avec des mesures qui garantiront aux artistes une protection sociale décente.

Pour le Comité 12a,

Jacob Berger (cinéaste)
Jean-Michel Cruchet (Forum Romand pour le Cinéma)
Julien Lambert (metteur en scène et coordinateur du Comité 12a)

Les intermittents du spectacle et de l’audiovisuel: un secteur menacé mais qu’un moyen simple peut encore sauver

décembre 24th, 2010

Dès avril, les artistes et professionnels de la culture devront être sous contrat 18 mois sur 24 (et non plus 12) pour obtenir une indemnisation chômage complète. Des conditions inaccessibles pour la plupart d’entre eux, alors que cette protection est nécessaire à la survie de ceux qui animent nos scènes et nos écrans.

Pour éviter le pire, le Comité 12a sollicite l’indexation d’un seul article de l’Ordonnance sur l’assurance-chômage, qui sera adoptée en mars par le Conseil fédéral.

On peut donc encore agir, par un moyen simple et profitable à tous : aux artistes et à la société qui devrait assumer le coût de leur transfert à l’aide social en cas de perte du chômage.

Ce moyen ? le doublement des 90 premiers jours de contrat cotisés par les intermittents (contre 30 pour l’instant), dans le calcul des 18 mois. Cette mesure, qui rend la Loi compatible avec la réalité de ce secteur économique particulièrement difficile, ne ferait qu’adaptater numériquement aux nouvelles données de la Loi une mesure DEJA accordée par le Conseil fédéral.

NI UN CADEAU, NI UN PRIVILEGE, MAIS UNE CONDITION D’APPLICATION DE LA LOI, NECESSAIRE POUR UNE CATEGORIE PROFESSIONNELLE DISTINCTE.

*  *  *

Sur ce site, vous trouverez (onglets à droite de la page) :

- Une présentation (succincte ou plus détaillée) de la situation et de l’action proposée

- La liste des organismes soutenant cette action

- Les adresses où nous contacter

- Des liens vers les sites des organismes culturels

et plus d’informations sur l’intermittence.

Ci-dessous : un blog avec prochainement les dernières nouvelles sur l’évolution de cette action.